mercredi 15 février 2012

Les juifs tunisiens sont des Tunisiens juifs, par Youssef Ben Ismaïl Article | lun, 21/03/2011 - 01:23

Les juifs tunisiens sont des Tunisiens juifs

Trop souvent au cours de la révolution que connaît en ce moment même notre pays, avons-nous entendu au détour d'une conversation, dans un café de La Goulette ou sur Facebook, la phrase suivante : « même les juifs tunisiens participent à la révolution ! ». Cette assertion me frustre, elle m'exaspère et m'indigne. Je comprends bien que la volonté est bonne, que l'on veut illustrer comme cela la solidarité du peuple tunisien face à la dictature, mais je demeure révolté : pense-t-on vraiment en Tunisie que nos compatriotes de confession juive ont attendu la révolution pour se sentir tunisiens et agir comme tels ?

Cette aberration provient probablement du fait que pour servir la dictature, le régime de Ben Ali a maintenu un voile opaque sur l'Histoire tunisienne. De plus, l'engagement des tunisiens juifs dans les luttes pour l'indépendance, puis pour la démocratie appartient davantage à une « contre-histoire » que les historiens n'ont que peu étudiée par peur des représailles féroces du système. Aujourd'hui ce système est à terre et demeure le néant historique. C'est pourquoi il est nécessaire de conserver la mémoire de ceux qui, juifs, ont contribué à la lutte pour la démocratie et la liberté en Tunisie alors que d'autres se reposaient sur des lauriers mauves.

Pourquoi nos écoliers n'apprendraient pas, maintenant que Ben Ali a quitté son trône, qui est Georges Adda, leader historique du Parti Communiste Tunisien et fervent opposant à Bourguiba, ce qui lui a valu d'être emprisonné à plusieurs reprises ? Pourquoi nos lycéens n'étudieraient pas le rôle de Simone Lellouche et de Gilbert Naccache au sein du GEAST (ouPerspectives) pendant les années 70 ; eux qui ont pourtant passé tant d'années à craindre et à subir la torture des caves du Ministère de l'Intérieur sans jamais trahir l'idée qu'ils se faisaient de leur pays, la Tunisie ?

Au delà de la simple question de la remémoration historique il s'agit d'une chance inouïe qui s'offre au peuple tunisien : celle de redéfinir les contours de la nation tunisienne. J'entends par cela, non pas la définition rigide que l'on trouverait dans le dictionnaire, mais celle de l'imaginaire collectif. Grâce à la révolution nous avons peut-être la chance de redéfinir ce qu'est un tunisien. De ce point de vue il est primordial que nous ne fassions pas les mêmes erreurs que nos voisins français qui organisent un débat portant sur la compatibilité entre islam et république : un tunisien se définit par ses actes, et non par sa religion.

Revenons à notre philosophe de café qui, dans une clémence naïve et non sans étonnement, accorde sa sympathie à ses compatriotes de confession juive : « Même les juifs ont agi pendant la révolution ». J'en ai discuté avec Gilbert Jacob Lellouche, un tunisien juif qui a vécu de l'intérieur cette révolution et qui monte aujourd'hui Dar al Dhekra, une association qui vise à promouvoir et à redécouvrir la culture judéo-tunisienne. Il m'expliquait que chaque tunisien doit cesser de se demander pourquoi cet autre tunisien n'a pas le même prénom que lui. S'il y a une idée qu'il faut donc impérativement retenir de tout cela c'est que le militantisme des tunisiens juifs durant la révolution n'est en aucun cas surprenant, il s'inscrit dans une continuité évidente qu'il est important de rappeler. Les révolutionnaires tunisiens, nos héros anonymes, s'appellent Mohamed, Amine, Fatma, mais aussi Gilbert, Simone et Georges. Il faut en avoir conscience et en être fier.

Youssef Ben Ismaïl

LA TUNISIE : DE CARTHAGE A NOTRE EPOQUE

CARTHAGE

Depuis le 12ème siècle Av. JC, la Tunisie, pont naturel entre l'Afrique et l'Europe et entre l'Orient et l'Occident, entretient des relations surtout commerciales avec les différents pays méditerranéens. Le rayonnement et la prospérité de Carthage, la grande cité fondée en 814 Av. JC, ne manquent pas de provoquer des rivalités avec l'Empire romain alors en pleine expansion.
La chute de Carthage au IIème siècle Av. JC marque le début de sept cents ans de domination romaine au cours desquels la Tunisie connaît une prospérité telle qu'elle devient le "grenier" de Rome.
Les nombreux sites archéologiques d'une grande splendeur qui parsèment le paysage tunisien d'aujourd'hui témoignent de la position primordiale que la Tunisie occupait au sein de l'Empire romain.


L'ERE ARABO MUSULMANE

Durant les Vème et VIème siècles après JC, la Tunisie est envahie par les Vandales puis reprise par les Byzantins. Au septième siècle, la Tunisie est intégrée au monde musulman.
La ville de Kairouan devient la capitale et le centre de la vie religieuse. C'est la ville où l'on trouve les mosquées les plus anciennes et les plus prestigieuses du Maghreb.
Durant les siècles suivants, la civilisation musulmane connaît un grand épanouissement, favorisé par les dynasties arabes puis ottomanes qui se sont succédées à la tête du pays.
Les principaux événements de l'époque sont la construction de la Grande Mosquée de Tunis, devenue l'Université de la Zitouna, le développement urbanistique du pays, l'apparition de grands penseurs tels que Ibn Khaldoun, historien et père de la sociologie moderne, dont les travaux sont encore enseignés, ainsi que l'arrivée des mauresques musulmans et juifs andalous chassés d'Espagne par la "Reconquista" aux XVème et XVIème siècles.
Au XVIème siècle, la Tunisie est annexée à l'Empire ottoman.



LE PROTECTORAT FRANCAIS
Au 19ème siècle, la Tunisie est le premier pays arabe à se doter d'une constitution et à abolir l'esclavage. Mais, les difficultés économiques, la politique ruineuse des Beys et les interférences étrangères provoquent une grave crise financière et politique. En 1881, la France envahit la Tunisie et impose son protectorat au Bey, provoquant ainsi une réaction anticoloniale très forte dans le pays.
En 1920, le Parti Libéral Constitutionnel (le Destour) est fondé par les nationalistes tunisiens. Le Néo-Destour, créé en 1934, devient rapidement la principale force œuvrant pour l'indépendance de la Tunisie. Après plusieurs années de lutte marquées notamment par la résistance armée, l'indépendance est proclamée le 20 mars 1956.


LA PERIODE CONTEMPORAINE
Le 25 juillet 1957 : La République est proclamée et le 1er juin 1959, la première Constitution de la République Tunisienne est adoptée.
Le 7 novembre1987 : le Premier Ministre Zine El Abidine Ben Ali, accède conformément à la Constitution à la magistrature suprême et devient Président de la République Tunisienne. La succession au pouvoir s'est opérée dans le cadre de la légalité constitutionnelle et de façon pacifique.
Le nouveau régime s'est employé depuis 1987 à consolider le processus démocratique et à réaliser, par une action multidimensionnelle et concertée, le développement et la dynamisation de la vie économique, sociale et culturelle. Ses réussites dans les divers domaines ont été saluées par les plus hautes instances internationales.

EVENEMENTS PRINCIPAUX DE NOTRE HISTOIRE

-1100

Les Phéniciens installent des comptoirs en Tunisie
Grands commerçants maritimes, les Phéniciens fondent le comptoir d’Utique, non loin de Tunis. Durant cette période, ils se sont installés et s’installeront encore sur une grande partie des côtes africaines.

-814
Fondation de Carthage
D’après la légende, la reine de Tyr, Élissa, fonde la ville de Carthage. Déjà comptoir phénicien, la ville connaît un développement très rapide et domine peu à peu la totalité de la côte tunisienne et d’Afrique du Nord.

-256
La guerre punique s’étend en Afrique

Le consul romain Atilius Regulus décide de porter la guerre jusqu’en Afrique, espérant ainsi surprendre les Carthaginois. Le conflit, qui dure depuis déjà 8 ans ne donne aucun résultat, d’un côté comme de l’autre. Aussi, cette attaque pourrait certainement faire pencher la balance. Regulus débarque avec ses troupes au cap Bon, une riche région carthaginoise d’Afrique. Malgré les lourdes pertes essuyées par les Puniques, le consul romain est finalement arrêté et fait prisonnier par ses ennemis.


-202
19 octobre
Fin de la deuxième guerre punique

Après avoir écrasé les Carthaginois en Espagne, le général romain Scipion débarque en Afrique du Nord en -204, afin de mettre à mal les Carthaginois. Pendant ce temps, Hannibal poursuit sa progression en Italie, sans trouver l’occasion d’écraser Rome. En difficulté, Carthage finit par appeler son général à l’aide. Hannibal rejoint aussitôt sa patrie pour la défendre mais se heurte au roi Numide, Massinissa, allié à Scipion. En -202, Hannibal essuie une défaite cuisante contre les forces ennemies à Zama. Carthage sera contrainte de céder l’Espagne et les îles méditerranéennes ainsi que de payer de fortes indemnités à Rome. À son retour, Scipion prendra le surnom de "Scipion l'Africain".


-149
Scipion Émilien amorce la troisième guerre punique
Depuis la seconde guerre punique, Carthage a retrouvé son rayonnement économique et suscite la méfiance de Rome. Aussi, Scipion Émilien entreprend de détruire définitivement la ville, lançant la troisième guerre punique. Il parviendra à forcer les portes de Carthage après un siège de trois ans. Les principales raisons qui peuvent expliquer ce troisième conflit sont la montée d’une politique démocratique influente qui dérangeait Rome, et les relations conflictuelles entre Carthage et le roi numide, Massinissa. Aussi, Rome aurait prétexté le non-respect d’un traité signé auparavant entre les belligérants pour lancer l’offensive.

-146
Rome annexe la Tunisie

Au lendemain de la troisième guerre punique, les Romains s’emparent de la Tunisie. Ils réduisent Carthage en ruines avant d’inclure la région à l’empire romain d’Afrique. Ils développeront d’ingénieuses méthodes agricoles, contribuant ainsi au développement économique et architectural du territoire.


-146
Destruction de Carthage

Après trois ans de siège, le Romain Scipion Émilien parvient à pénétrer dans la ville de Carthage. La cité entière est rasée et les survivants sont vendus comme esclaves. Les territoires carthaginois formeront la province romaine d’Afrique. Ainsi s’achève la troisième et dernière guerre punique.


533
Conquête byzantine de la Tunisie
Le général Bélisaire s’empare de Carthage et chasse les Vandales. Ces derniers occupaient le territoire depuis 439. La région connaîtra une grande instabilité provoquée par une politique fiscale démesurée.

670
Okba ibn Nafi édifie Kairouan

L’émir Okba Ibn Nafi fonde la cité de Kairouan. Quelques années plus tôt, les Arabes avaient déjà profité de l’instabilité régnante sous les Byzantins pour occuper les terres. Cette édification marque plus concrètement leur domination et provoquera de fortes révoltes berbères. Les combats aboutiront malgré tout à la prise arabe de Carthage en 695.


800
La dynastie des Aghlabides

Ibrahim ibn el-Aghlab fonde sa dynastie et règne ainsi sur l’Ifriqiya (Tunisie, territoires annexes). Sous l’autorité nominale du calife de Bagdad, il établit sa capitale à Kairouan et la pare de monuments remarquables. Ses successeurs et lui-même s’appliqueront à développer les arts et la culture islamique. Ils pousseront plus tard leurs frontières jusqu’en Sicile mais seront finalement chassés par les Fatimides en 909.

1051
Les Fatimides envahissent la Tunisie
Régnant déjà sur le Maghreb, les Fatimides s’affaiblissent et tentent de reprendre le contrôle en chassant de Tunisie la dynastie vassale des Zirides. Kairouan est ravagée tandis que la domination arabe s’intensifie. Toutefois, ces conflits mèneront à l’invasion des côtes par les Normands dont Abd el-Moumin, chef berbère almohade, viendra finalement à bout.

1236
Les Hafsides de Tunisie, vers l’indépendance
Jusqu’alors vassale des Almohades, le gouverneur de la Tunisie Abou Zakariya met en place la dynastie des Hafsides. Profitant des conséquences de la bataille de las Navas de Tolosa, il déclare son indépendance et fait de Tunis sa capitale. La région portera désormais le nom de « Tunisie » et les Hafsides bénéficieront du titre d’ « émir des croyants ». S’en suivront quelques conflits avec les Chrétiens et les Espagnols avides de reconquête. Toutefois, la région bénéficiera d’une certaine prospérité jusqu’à la conquête ottomane.

1254
07 septembre
Saint Louis rentre de croisade
Le roi et son armée entrent à Paris le 7 septembre 1254 après six années de croisade. Déçu par son échec en Orient, Louis IX va alors s'efforcer de réformer son royaume. Seize ans plus tard, il repartira en croisade pour prendre sa revanche en Terre Sainte. Cette VIIIe croisade tournera court lors du siège de Tunis en 1270 : l'armée sera décimée par la peste qui emportera Saint Louis le 25 août. Charles d'Anjou ramènera en France le corps du roi qui sera enterré à Saint-Denis.

1270
25 août
Saint-Louis s'éteint à Tunis
Le roi Louis IX, dit Saint-Louis, meurt à 56 ans à Tunis lors de la VIIIème Croisade. Il avait déjà été le chef de la VIIème Croisade en 1248 qui s'était soldé par un échec. Célèbre pour sa piété et sa sagesse, il avait arbitré plus d'un conflit entre les princes d'Europe. En France, avec les enquêteurs et les légistes, il a posé les bases d'un pouvoir royal fort.

1534
Les Turcs prennent Tunis
Barberousse pénètre les terres tunisiennes et envahit la capitale. Le roi hafside Moulay Hassan est secouru par Charles Quint qui en profite pour imposer son autorité sur lui et sur la région. Toutefois, les Turcs ne s’en tiendront pas là, ils prendront le dessus sur les Espagnols et récupèreront Tunis, asseyant ainsi leur domination sur le pays.

1705
Hussein ibn Ali prend le pouvoir tunisien
Le bey Hussein ibn Ali met fin à la dynastie mouradite et instaure une monarchie absolue. Il fonde la lignée des Husseinites, qui règnera sur la Tunisie jusqu’en 1957. Ses successeurs tenteront de s’affranchir de l’autorité ottomane et bénéficieront d’une autonomie importante. Toutefois, durant le siècle suivant, le pays devra faire face aux difficultés financières et aux ambitions des pays européens.

1861
26 avril
Mohammed es-Sadok Bey établit une Constitution
La première constitution du monde arabe est promulguée par Mohammed es-Sadok. La Tunisie connut de grands changements durant les années précédentes, marqués notamment par l’abolition de l’esclavage. Cette Constitution suit plus ou moins le modèle occidental dans le but d’améliorer les relations internationales du pays. Toutefois, la Tunisie est fortement endettée et rapidement soumise à une commission financière internationale.

1881
12 mai
La Tunisie sous protectorat français
Le gouvernement français et le bey (souverain) de Tunis signent un traité au palais de Kassar Saïd, près du Bardo, dans la banlieue de Tunis. La Tunisie, sous la tutelle franco-italo-britannique depuis la crise financière de 1867, reconnaît alors le protectorat français. Dès le mois d'avril, les troupes françaises avaient envahi le territoire, sous prétexte que des Kroumirs franchissaient la frontière algérienne. Face à l'invasion, le bey de Tunis, Sadok bey, a fini par céder. Par ce protectorat, la France espère protéger ses positions en Algérie.

1934
02 février
La naissance du Néo-Destour
Habib Bourguiba fonde le Néo-Destour. Il est né d’une scission du Destour, mouvement nationaliste mis en place en 1920. Plus radical, il s’appuie sur un système démocratique tourné vers l’Occident. Le groupe sera vite confronté aux réactions françaises. Bourguiba sera arrêté et déporté.

1954
31 juillet
Mendès France prononce un discours à Carthage
Les émeutes nationalistes et les attentats ravagent le pays depuis plusieurs années. Afin d’apaiser les tensions, Pierre Mendès-France, alors président du Conseil français, prononce un discours retentissant à Carthage. Il propose d’instaurer dans le pays une autonomie interne. Il met ainsi un terme aux manifestations et à la violence. Plusieurs accords seront signés entre le ministre tunisien Tahar ben Hammar et Edgar Faure, concrétisant cette annonce.

1881-1956 : protectorat français, établi le 12 mai 1881. La résistance anti-coloniale dure pendant pratiquement la totalité des 75 ans de domination française. Menée d'abord par le parti Destourien (1920), la lutte connaît un nouvel élan avec le Néo-Destour à partir de 1934.

1956 (20 mars) : la Tunisie obtient son indépendance.

1957 (25 juillet) : proclamation de la République Tunisienne. Habib Bourguiba devient président de la Tunisie indépendante.

1959 (1er juin) :
adoption de la première constitution de la République Tunisienne.

19
63 (l5 octobre) : les troupes françaises évacuent Bizerte, leur dernière base dans le pays.


1987 (7 novembre) :
conformément à la Constitution, le Premier ministre, Zine El Abidine Ben Ali, succède au Président Bourguiba, jugé par ses médecins dans l'incapacité de continuer à assumer ses fonctions. Le Président Zine El Abidine Ben Ali est investi par le Parlement en tant que Président de la République.

19
89 (2 avril) : élections législatives et présidentielle. Élection du Président Ben Ali au suffrage universel.


1994 (20 mars) :
élections législatives et présidentielle. Réélection du Président Ben Ali et accès de l'opposition au Parlement, pour la première fois dans l'histoire de la Tunisie indépendante.

2002 (26 mai) Près de trois millions et demi d'électeurs ont pris le chemin des urnes pour participer au premier référendum de l'histoire de la Tunisie sur
le projet de réforme fondamentale de la Constitution proposé par le Président Zine El Abidine Ben Ali au peuple tunisien en vue de dire son dernier mot à son sujet.

2002 (1er juin) : Le Président Zine El Abidine Ben Ali promulgue la loi constitutionnelle relative à la réforme de la Constitution après son approbation par le peuple tunisien lors du référendum organisé le 26 mai 2002.

2004 (24 octobre):
Le Président Zine El Abidine Ben Ali a été élu le 24 octobre 2004 pour un quatrième mandat, à l'issue de la deuxième élection présidentielle pluraliste de l'histoire de la Tunisie.

24octobre 2009 : Nouvelles élections présidentielles, Zine El abidine Ben Ali, accepte de représenter le RCD et se présenter aux élections présidentielles.

13 Janvier 2011 Le président Ben Ali quitte la tunisie

14 Janvier 2011 - Révolution du peuple

Dissolution du parti RCD.

Nominations provisoires de

-Foued Mbazaa Président intérimaire

Beji CAID SEBSI comme premier ministre

22 Octobre 2011 -Elections en vue de la constituante

Le parti El Nahdha remporte les suffrages

Le parti nomme Président de la République provisoire: Moncef MARZOUKI

Premier Ministre :Hamadi Djebali qui forme son gouvernement provisoire pour un an.

Mustapha Ben Jaafar : Président du Parlement

LA TUNISIE

LA TUNISIE AUJOURD'HUI


La TUNISIE se trouve au cœur de la Méditerranée au confluent du Monde Arabe, de l'Afrique et de l'Europe.Depuis des temps immémoriaux, les Tunisiens ont su tisser des liens commerciaux et culturels étroits avec les autres peuples méditerranéens.

Pays ouvert et hospitalier, la Tunisie est un véritable creuset où les cultures berbère, arabe, africaine et européenne se sont conjuguées pour forger une identité culturelle tunisienne unique en son genre.
La grande majorité de la population est musulmane et la religion officielle du pays est l'islam sunnite.
Des communautés juives et chrétiennes pratiquent leurs cultes librement et contribuent à enrichir la diversité culturelle de la Tunisie.

ACTION POUR LA PAIX DANS LE MONDE:

la Tunisie a constamment mené une politique équilibrée d'ouverture et de modération dans ses relations internationales. Elle a ainsi œuvré inlassablement à promouvoir une solution pacifique et globale du conflit israélo-arabe, favorisant la paix juste et durable dans la région.
Dans ce cadre, la Tunisie a participé à la conférence de Madrid et a pleinement soutenu le processus de paix au moyen orient, en prenant part aux négociations multilatérales et en contribuant à la finalisation des accords palestino-israéliens.
En reconnaissance de ses efforts au service des principes des Nations Unies, la Tunisie a été élue membre du conseil de Sécurité de l'ONU pour la période 2000/2001.

SUR LE PLAN GÉOGRAPHIQUE:
la TUNISIE couvre une superficie de 162155Km2. Elle est bordée par la Méditerranée sur près de 1300 km au Nord et à l'Est. le territoire se divise en trois grandes zones climatiques: les plaines céréalières du Nord-Ouest; le sahel, pays de l'olivier, au centre Est; le Sahara au Sud.
Le climat est de type méditerranéen et les températures moyennes oscillent entre 11,4 et 29, 3 degrés Celsius, avec des hivers froids et pluvieux dans le Nord, et un climat semi-aride dans l'arrière pays et dans le Sud.

La tunisie recèle d'inestimables trésors historiques et de nombreux atouts touristiques. Les plages immenses et les sites archéologiques au charme saisissant attirent chaque année près de sept millions de touristes, en provenance surtout des pays européens.La synagogue de la GHRIBA à Djerba est l'un des temples juifs les plus anciens dans le monde, des milliers de pèlerins de partout viennent visiter ce lieu insolite durant la période festive du pèlerinage (mois de mai).


POUR MOI CE QUE VEUT DIRE LA VIE


La vie c’est regarder devant soi, garder sa jeunesse, celle du cœur, de son comportement et l’aimer.

J'aime la vie parce que j'aime les parents qui me l'ont donnée.

J'aime la vie parce qu'elle m'a donné l'occasion d'aimer mon époux chéri.

J'aime la vie parce qu'elle m'a offert la joie d'avoir notre merveilleuse fille.

J'aime la vie pour son plus beau cadeau : mes bâtons de vieillesse ,mes petits enfants chéris

J'aime la vie parce que j'aime ressentir les choses, par tous mes sens, par la pensée, par le vécu.

J'aime regarder la vie, les gens vivre chacun son rythme. Avec des petits bonheurs, d’ immenses sourires, d'un tout petit rien faire un ruisseau de joie, une rivière où jouer, un fleuve de jouissance, un océan d'amour.

J'ai besoin d'optimisme. Besoin d'air, d'espoir, de lumière, de croire.

J’aime me réveiller tôt sentir l’air frais, marcher, manger un beignet dégoulinant de miel, boire un café avec de la fleur d’oranger.
J'aime la vie pour parcourir un parchemin où il est possible de lire toute l'histoire des années passées, des moments mémorables difficiles et bons à revivre parfois.

J'aime cette vie parce qu'elle m'a permis d'être auprès de mon aimé jusqu'à son dernier souffle.

A présent j’arrive à L'automne de la vie , j’ai un regard sur le printemps et l'été et aussi quelques projets en hiver...

BIENVENUE BAROUKH ABA MARHABA WELCOME BIENVENUTI

BIENVENUE SUR NOTRE CARREFOUR DE LA MÉMOIRE JUDEOTUNISIENNE

Nous allons nous promener à travers nos souvenirs, les égrainer un à un, les partager , les savourer ensemble.

Merci de nous faire parvenir, vos histoires, vos anecdotes, vos souvenirs, vos photos, vos contes. Nous les publierons sous votre nom et coordonnées si vous le souhaitez. L'essentiel est que nos descendances, nos amis, nos sympathisants puissent trouver ce qui faisait de nous une communauté particulière: LES TUNES.